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Contrôle DGCCRF immobilier : 5 erreurs qui coûtent cher

En résumé : Le secteur immobilier affiche un taux d'irrégularité de 65% lors des contrôles DGCCRF et concentre 62,5% des sanctions LCB-FT en France. Les cinq erreurs les plus courantes sont l'absence de procédure interne, l'identification client insuffisante, l'absence de criblage, le défaut d'évaluation des risques et le manque de formation.

Les chiffres sont sans appel : selon le rapport 2023 de la Commission Nationale des Sanctions (CNS), 62,5% des sanctions prononcées en matière de LCB-FT visent le secteur immobilier. Lors des contrôles DGCCRF, le taux d'irrégularité atteint 65%. Autrement dit, près de deux agences sur trois contrôlées ne sont pas en conformité.

Ces chiffres ne sont pas une fatalité. La plupart des manquements constatés relèvent d'erreurs évitables, souvent liées à une méconnaissance des obligations ou à un manque d'outillage. Voici les 5 erreurs les plus fréquentes et comment les corriger.

Erreur n°1 : l'absence de procédure interne écrite

C'est le manquement le plus systématiquement sanctionné. De nombreuses agences n'ont tout simplement aucun document décrivant leur dispositif de conformité LCB-FT.

Ce que vérifie la DGCCRF

Lors d'un contrôle, l'inspecteur demande en priorité la procédure interne. Ce document doit détailler :

  • L'organisation interne et le responsable de la conformité
  • La classification des risques propre à l'agence
  • Les procédures d'identification et de vérification client
  • Les critères d'alerte pour détecter les opérations suspectes
  • La procédure de déclaration de soupçon à Tracfin
  • Le plan de formation des collaborateurs

Comment corriger

Rédigez un document de 10 à 20 pages qui couvre l'ensemble de ces points. Il doit être daté, signé par le dirigeant, et accessible à tous les collaborateurs. Mettez-le à jour au minimum une fois par an ou lors de chaque évolution réglementaire.

Astuce : kycimmo inclut un modèle de procédure interne pré-rempli et adapté à votre type d'activité (transaction, gestion locative, commercial), que vous pouvez personnaliser et télécharger en PDF.

Erreur n°2 : l'identification client bâclée ou inexistante

Trop d'agences se contentent de scanner une carte d'identité sans vérifier son authenticité, voire ne collectent aucune pièce d'identité avant de démarrer la prestation.

Ce que vérifie la DGCCRF

L'inspecteur sélectionne plusieurs dossiers clients au hasard et vérifie :

  • La présence d'une copie de pièce d'identité en cours de validité
  • La cohérence entre l'identité déclarée et les documents fournis
  • Pour les personnes morales : KBIS, statuts, identification des bénéficiaires effectifs
  • La date à laquelle l'identification a été effectuée (elle doit être antérieure à l'entrée en relation d'affaires)

Comment corriger

Mettez en place un process systématique d'identification dès le premier contact. Ne signez aucun mandat sans avoir collecté et vérifié les pièces d'identité du client et, le cas échéant, de ses bénéficiaires effectifs.

Erreur n°3 : aucun criblage des listes de sanctions

C'est l'une des obligations les plus méconnues des professionnels de l'immobilier. Vérifier que le client n'apparaît sur aucune liste de sanctions est pourtant obligatoire.

Ce que vérifie la DGCCRF

  • Le criblage du registre national des gels d'avoirs (DGT)
  • La vérification du statut PPE (Personne Politiquement Exposée)
  • Le criblage des listes de sanctions internationales (UE, ONU)
  • La preuve datée du criblage pour chaque dossier

Comment corriger

Le criblage manuel est possible (consulter le site de la DGT, vérifier les listes UE), mais il est fastidieux, source d'erreurs et difficilement traçable. Une solution automatisée comme kycimmo interroge toutes les listes en temps réel et conserve la preuve horodatée du résultat.

Risque majeur : Si un client figure sur une liste de gel d'avoirs et que l'agence n'a pas effectué de criblage, les conséquences peuvent aller jusqu'à la complicité de blanchiment — une infraction pénale passible de 10 ans d'emprisonnement.

Erreur n°4 : pas d'évaluation formelle du risque

Beaucoup d'agents immobiliers évaluent le risque « au feeling », sans critères objectifs ni documentation. C'est insuffisant aux yeux de la DGCCRF.

Ce que vérifie la DGCCRF

  • L'existence d'une grille de critères de risque formalisée
  • La classification effective de chaque dossier (risque faible, moyen, élevé)
  • Les mesures de vigilance adaptées au niveau de risque
  • La justification des décisions prises (pourquoi tel niveau de risque, quelles mesures appliquées)

Comment corriger

Définissez une grille de critères objectifs : profil du client (nationalité, PPE, activité), nature de l'opération (montant, caractéristiques), mode de financement. Attribuez un score ou un niveau de risque à chaque dossier et documentez votre raisonnement.

Erreur n°5 : l'absence de formation des collaborateurs

La formation LCB-FT est une obligation légale, pas une option. Pourtant, de nombreuses agences ne peuvent produire aucune preuve de formation lors d'un contrôle.

Ce que vérifie la DGCCRF

  • L'attestation de formation LCB-FT pour chaque collaborateur
  • La fréquence des formations (au minimum annuelle)
  • Le contenu adapté au poste (négociateur, assistant commercial, directeur)
  • La formation des nouveaux arrivants avant leur prise de poste effective

Comment corriger

Organisez une formation initiale pour tous les collaborateurs et un rappel annuel. Conservez les attestations, les supports de formation et les feuilles de présence. Le contenu doit couvrir les obligations légales, la détection des opérations suspectes et la procédure de remontée interne.

Le déroulement d'un contrôle DGCCRF

Connaître le déroulement d'un contrôle permet de mieux s'y préparer. Voici les étapes habituelles :

  1. Notification : le contrôle peut être annoncé ou inopiné. Les inspecteurs se présentent avec leur carte professionnelle
  2. Demande de documents : procédure interne, classification des risques, dossiers clients, preuves de formation
  3. Vérification d'échantillon : sélection aléatoire de 5 à 15 dossiers pour vérifier la conformité effective
  4. Entretien : questions au responsable de la conformité sur le dispositif en place
  5. Procès-verbal : constat des manquements éventuels, délai de mise en conformité ou transmission à la CNS pour sanction

Préparez-vous dès maintenant

Un contrôle DGCCRF n'est pas une question de « si » mais de « quand ». Avec le renforcement des contrôles dans le secteur immobilier, chaque agence sera contrôlée tôt ou tard.

La bonne nouvelle : avec les bons outils et les bonnes procédures, la conformité devient un processus fluide et naturel, intégré dans votre workflow quotidien.

Conseil : Testez gratuitement le diagnostic de conformité kycimmo pour évaluer votre niveau de préparation en 2 minutes.

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